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Arona Palio
 

Traditions

Le Palio Nautico dei Rioni de la ville d'Arona

C’est en costumes d’époque du 15ème siècle que les équipes adverses du Palio défilent dans les rues d’Arona, du Corso Repubblica à la Piazza del Popolo, pendant le premier après-midi du tournoi.

Les Sbanieratori di Asti dei Rioni (c’est-à-dire les porteurs de drapeaux) divertissent les habitants et visiteurs de leurs spectacles folkloriques, tout comme d’autres groupes, comme la Scuola di Falconeria. Ensuite, l’évêque d’Arona donne sa bénédiction et la compétition peut enfin commencer.

Pour conclure les festivités, la loterie du Palio Remiero met toujours en jeu des prix très attrayants. Le Palio est aussi apprécié des habitants que des visiteurs et il attire chaque année toujours plus de curieux. L’une des premières courses de chevaux d’Arona eut lieu 1901. Le nom de Palio vient du latin palium, "manteau" et désignait le drapeau qui était offert au vainqueur du tournoi. Plus tard, c’est l’événement lui-même qui prit ce nom, comme c’est le cas aussi à Sienne, Arezzo ou encore Ferrara.


Brocchetta et Follaccia

La vallée de Strolo, aujourd’hui recouverte de forêts, était autrefois une sorte de zone industrielle, avec des moulins et différents ateliers : trois pilons, une molaza (pour piler l’écorce de chêne qui servait ensuite à tanner le cuir), des métiers à tisser le chanvre, une filature qui employait une centaine d’ouvriers, une petite centrale électrique et des fabriques pour travailler le fer et fabriquer du papier. Ces activités ont à présent presque entièrement disparu, mais on peut encore en visiter deux vestiges bien visibles.

La "Brocchetta" est un petit édifice de pierre auquel s’ajoute un beau bâtiment avec une belle cheminée de briques ; on peut y arriver en prenant la Via delle Fabbriche à partir du centre de Nebbiuno.

Au milieu du 19ème siècle, on a commencé à exploiter le fer et, surtout, à produire des clous forgés à la main et battus à chaud. La facture du produit fut sans doute très appréciée car, après s’être modernisée avec les premières machines, la fabrique fut chargée de fournir l'Esercito Regio.

Sur une saillie rocheuse haute de 80 m. dominant la vallée, près de la jonction des deux torrents Strolo et Colorio, on trouve la fabrique de papier la "Follaccia", fondée vers 1850 par Damiano Emilio Lebore di Albertville, mieux connu sous le nom de signor Lebon. Cette fabrique évoque, par sa position, sa structure simple mais puissante et grâce aux vastes espaces s’ouvrant devant elle, les grands palais manzoniens.

C’est là que le signor Lebon commença de fabriquer le papier avec la paille fournie par l’agriculture locale : les “pesti” raffinait la pâte et le papier séchait en plein air, avec un séchoir à bois. La force motrice venait du torrent Strolo, grâce à un système de roues de bois. On y mena aussi quelques expérimentations, par exemple pour tenter de produire du papaier avec du mais.

Le succès de cette fabrique fut tel que 6 autres fabriques de papier s’implantèrent à sa suite dans les environs.

La roche enchantée d’Arona


La légende raconte qu’autrefois, à Arona, il y avait une roche qui ne s’ouvrait qu’une fois tous les cent ans : il laissait alors entrevoir un étroit sentier conduisant à une chambre magnifique, richement décorée de tapis, de cristaux et d’étoffes précieuses. Sur une table, au centre de la pièce, se trouvaient une cloche pour les vaches et un coffre-fort rempli de joyaux, auprès duquel une très belle jeune fille sommeillait. Et une fée, gardienne des lieux, proposait alors à celui qui avait réussi à les pénétrer de choisir parmi ces trois présents celui qui aurait le plus d’importance pour le reste de sa vie.

La cloche avait le pouvoir de faire fructifier pour toujours ses prés et champs ; le coffre-fort lui promettait la richesse matérielle et la jeune fille, une fois tirée de son sommeil magique, l’aurait épousé. De son choix dépendait le destin de toute sa vie.  

L’histoire raconte qu’un homme prit pour soi la cloche dorée. Ses champs devienrent abondants et suscitèrent bientôt la jalousie du voisinage. Mais l’homme négligea d’entretenir ses terres, les abandonna peu à peu, parce qu’il était obsédé par le souvenir de la jeune fille dont il ne pouvait oublier l’image. Ce souvenir l’habita à tel point qu’il en mourut.

 
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